Petit-Bain Petit-Bain

INSERTION

Street Food

Culture dans les assiettes

Ce projet va permettre de préfigurer le projet insertion de Petit Bain au travers de l’accompagnement sur une période de 9 mois débouchant sur la création de cellules mobiles de petite restauration qui seront implantées dans le 13e.

Le projet de restaurant de Petit Bain s’inscrit pleinement dans cette volonté de provoquer la rencontre, de rechercher un métissage désiré au travers d’une tradition culinaire séculaire « La Street Food » (La cuisine de rue).

manger dans la rue ?
On entend par street-food, un plat dont la spécificité est d’être traditionnellement préparé, servi et consommé dans la rue :
• Rapide qu’on peut éventuellement emporter
• Pas chère, elle vient et s’adresse à la rue
• Authentique, à l’opposé du fast-food, la street-food raconte un pays, une région et s’inscrit dans une tradition.

Contrairement aux idées reçues, la Street Food ne symbolise pas une forme de modernité alimentaire. En fait, la cuisine de rue est une tradition qui date depuis plusieurs siècles et qui est répandue dans le monde entier.

et en France ?
La France n’est pas la nation la mieux pourvue dans ce domaine. En effet, la France est le pays qui a inventé le restaurant au milieu du XVIIIème siècle et c’est précisément le restaurant et la gastronomisation de l’alimentation qui a réduit à néant dans notre pays la cuisine de rue. Au Moyen-Age, on trouvait dans toutes les villes de France toutes sortes de stands pour manger sur le pouce. Aujourd’hui, en dehors de la crêpe en Bretagne, la socca niçoise(galette de farine de pois chiches) ou le jambon beurre à Paris, les exemples historiques de cuisine de rue sont rares.

D’aspects précaires et bringuebalantes, les cuisines de rue sont en réalité très dynamiques et profondément ancrées dans l’identité d’une ville ou d’un pays. Ne dit-on pas que manger dans la rue est le meilleur moyen qui s’offre au voyageur pour découvrir un pays de l’intérieur ?

un acte culturel
Au moment où l’on parle des méfaits de la mondialisation et de l’uniformisation du goût, il semble important de distinguer deux réalités : d’un côté « la Street Food » à la Mac Do, que l’on associe au grignotage, à la malbouffe et au déséquilibre alimentaire et de l’autre les cuisines de rues traditionnelles qui sont des bastions identitaires en réaction à cette peur du goût unique. Manger dans la rue est donc un acte culturel fort, qui ne signifie pas pour autant manger vite. Elle répond dans les grands centres urbains à une contrainte que les sociologues nomment « la rationalisation du temps ». Elle affiche une vocation toute différente dans d’autres régions du monde.
Manger dans les rues dans les pays méditerranéens, par exemple, est un moment de partage où l’on prend son temps, une forme de convivialité, de sociabilité tournée vers le brassage des classes et des générations.

Facebook Twitter MySpace Version française Version anglaisePetit Bain
Crédits | Espace privé | Plan du site | Partenaires | Presse | Liens | Contact