Le projet

Petit Bain est un projet sociétal, culturel mais aussi un lieu atypique.

Un brin d’histoire…

Vous ne le savez sans doute pas mais Petit Bain a vu le jour grâce à l’association LA GUINGUETTE PIRATE qui a fêté ses 25 ans en 2020.

En 1995 une bande de jeunes débarquait port de la Gare à bord d’une jonque chinoise rebaptisée LA GUINGUETTE PIRATE sans se douter qu’elle ouvrait le premier chapitre d’une aventure qui dure encore. Premier bateau à concerts de l’Est parisien, le succès est immédiat et 4 ans plus tard, LA GUINGUETTE PIRATE récidive et inaugure LE BATOFAR, un bateau rouge surmonté d’une lanterne qui va guider dans les nuits parisiennes, les fêtards du monde entier. Laissant derrière elle ces deux bateaux, l’association se lance dans un long chantier et revient en 2011 avec le PETIT BAIN, équipement neuf, dessiné avec les architectes Encore Heureux et qui cette fois lui appartient.

Depuis 2019 l’association a lancé 2 nouvelles aventures.

L’ODYSSÉE ou le défi incroyable d’inventer pour les JOP de 2024, une grande fête de la Seine qui reviendra chaque année envahir la Seine et les canaux.

CULTURE NOMADE pour concevoir et acheminer des structures culturelles d’urgence aux cotés des ONG dans les camps de réfugiés et les zones sinistrées.

Ses 25 ans la GUINGUETTE PIRATE entend les fêter tout au long de l’année avec vous et avec ses compagnons de route passés et à venir.

L’aventure ne fait que commencer…

Un projet culturel

Petit Bain accueille sur sa barge des publics et des artistes variés.

UNE PROGRAMMATION HYBRIDE

Pensé comme un lieu de convivialité offrant un accès à la culture pour tous, Petit Bain propose une programmation hybride mêlant concerts, spectacles, soirées clubbing, expériences artistiques pour le jeune public, animations ludiques dans la cantine et évènements hors les murs.

Au fil des années et des expérimentations, Petit Bain a construit une identité artistique en phase avec ses valeurs et son ambition de lieu innovant. Plus que de se concentrer sur une esthétique phare comme le rock ou la pop indé, il s’agit aujourd’hui d’être à l’écoute de l’extraordinaire foisonnement artistique des musiques actuelles et à son imbrication de plus en plus forte avec certaines questions de société.

C’est pourquoi la programmation de Petit Bain est à la croisée des chemins : éclectique, à la frontière ou la rencontre des esthétiques musicales et des disciplines artistiques, dans des niches, dans la tendance extrême tout comme l’hommage à certaines « vieilles gloires » de la scène indé, à l’écoute des revendications de notre société, ou encore dédiée à des publics éloignés de l’offre culturelle.

Ainsi, plus que des « styles » musicaux, on trouvera sur Petit Bain des soirées labellisées « State of Shock », « I hate world music », des collectifs d’artistes multipliant les collaborations (Paul Régimbaud, Fred D. Oberland, Ruppert Pupkin, …), des labels qui selon nous représentent cette modernité (le Turc Mécanique, Talitres, Jeune à jamais …), des organisateurs militants (Kindergarten, sur la question queer, Palestin&out, sur les révolutions dans le monde arabe, Filles du Blédard sur les identités de l’immigration, …), et bien sûr des temps forts comme How to love ou Petit Bain de Soleil.

En termes de méthode, l’approche est collective et fidèle à notre ADN de coopérative : programmation par un comité de 4 salarié-es qui n’oublient pas les fondamentaux qualitatifs, de prise de risque artistique et d’ouverture à tous les publics.

DES ACTIONS CULTURELLES ANCRÉES SUR UN TERRITOIRE

Petit Bain s’inscrit sur un territoire et cherche chaque année, à lier des partenariats forts entre des acteurs variés et complémentaires : artistes, publics scolaires, intervenants, associations, centres d’hébergement et d’insertion, MJC…

Les propositions peuvent prendre la forme de carnets de voyage, d’explorations urbaines, de cartes blanches ou encore de créations sonores et radiophoniques. En 2017, « Ondes Africaines », projet d’émission radio sur les musiques africaines était animée par un groupe de jeunes du 13ème arrondissement de Paris et encadrée par deux DJ musicien et artistes du collectif Mawimbi.

Un projet societal

Petit Bain est un projet qui place l’économie au service des personnes.

ÊTRE UNE SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE D’INTÉRÊT COLLECTIF

Petit Bain est constitué en Société coopérative d’intérêt collectif et à ce titre, il défend des principes et des valeurs sources de cohésion sociale, de solidarité, de transparence et d’efficacité économique. La Scic a la particularité de pouvoir associer et faire participer à un même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles, usagers, collectivités publiques, entreprises, associations, particuliers…
Chaque adhérent représente une voix. Ainsi, l’orientation du projet, les choix stratégiques sont décidés de manière coopérative.

ÊTRE UNE ENTREPRISE ENGAGÉE

On l’a dit, Petit Bain est une entreprise coopérative, qui fait passer le capital humain avant le capital financier. À ce titre, Petit Bain est une structure impliquée dans la formation professionnelle, dans l’inclusion sociale, qui accueille régulièrement des personnes éloignées de l’emploi avec un souci permanent de susciter et d’accompagner des vocations dans les métiers du spectacle vivant et de la Culture.

ÊTRE ACCESSIBLE AUX PETITS REVENUS

Petit Bain défend l’idée d’une culture accessible à tous et la volonté de s’ancrer sur son territoire au travers une politique tarifaire simplifiée. Un tarif unique abordable est mis en place pour tous les concerts proposés à Petit Bain.

Ainsi, les étudiants et personnes bénéficiaires des minima sociaux bénéficient d’un tarif à 6€ le soir même du concert, dans la limite de 15 places par soir et des places disponibles.

Un lieu atypique

_

Petit Bain est une île dans la ville

UNE ARCHITECTURE FLOTTANTE

Véritable prolongement de l’espace public, la construction de Petit Bain a été déterminée par des contraintes de navigation. « Encore Heureux », collectif d’architectes, a conçu un bâtiment sur trois niveaux, dans un gabarit de 45 m de long par 11 m de large et 6 m de haut. Fabriqué aux Chantiers de la Haute Seine, il a été amarré en mai 2011.